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Article 226-4-1 du Code pénal : l'usurpation d'identité et ses peines

Mis à jour le 27 juillet 2026Articles de loi vérifiés sur Légifrance

L'article 226-4-1 du Code pénal réprime l'usurpation d'identité. Le fait d'usurper l'identité d'un tiers, ou de faire usage d'une ou plusieurs données permettant de l'identifier, en vue de troubler sa tranquillité ou celle d'autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende. Les mêmes peines s'appliquent lorsque les faits sont commis sur un réseau de communication au public en ligne. Elles sont portées à deux ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende lorsque l'auteur est le conjoint, le concubin ou le partenaire de PACS de la victime. Créé par la loi LOPPSI 2 du 14 mars 2011, ce texte a fait de l'usurpation d'identité un délit à part entière.

Les délais à respecter

DémarcheDélai
Usurpation d'identité (peine de base)en ligne comme hors ligne1 an / 15 000 €
Auteur conjoint / concubin / partenaire de PACSpeines aggravées2 ans / 30 000 €
Prescription de l'action publique (délit)en principe, à compter des faits6 ans

Ce que réprime exactement l'article 226-4-1

Le délit suppose deux éléments. D'abord un acte : usurper l'identité d'un tiers (se faire passer pour lui), OU faire usage d'une ou plusieurs données permettant de l'identifier — nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, adresse e-mail, photo, identifiants de connexion, etc.

Ensuite une finalité : agir en vue de troubler la tranquillité de la personne (ou celle d'autrui), ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération. C'est cette intention de nuire qui caractérise le délit — il n'est pas nécessaire qu'un préjudice financier soit démontré.

L'infraction est constituée que l'usurpation ait lieu dans la vie « physique » (démarches, courriers, contrôles) ou en ligne. Le texte précise expressément que les faits commis sur un réseau de communication au public en ligne encourent les mêmes peines.

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Les peines encourues

La peine de base est d'un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende. Elle s'applique de la même manière lorsque l'usurpation est commise en ligne (faux profil, faux compte, usage de votre identité sur les réseaux sociaux ou par e-mail).

Les peines sont aggravées à deux ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende lorsque l'auteur est le conjoint, le concubin ou le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité.

Ce sont des peines maximales : le tribunal apprécie la sanction au regard des circonstances. La victime, elle, peut se constituer partie civile pour demander réparation de son préjudice.

L'usurpation « en ligne » relève du même article

Créer un faux profil à votre nom sur un réseau social, ouvrir une adresse e-mail ou un compte en vous faisant passer pour vous, diffuser des messages sous votre identité : ces faits entrent dans le champ de l'article 226-4-1 et encourent les mêmes peines qu'une usurpation « hors ligne ».

En pratique, l'usurpation en ligne se double souvent d'autres infractions (accès frauduleux à un compte, diffamation, collecte de données…), qui peuvent se cumuler.

226-4-1 et les autres infractions souvent associées

L'usurpation d'identité s'accompagne fréquemment d'autres délits, chacun avec ses propres peines : l'escroquerie (article 313-1 du Code pénal : cinq ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende) lorsque l'usurpation sert à obtenir un bien, un crédit ou un paiement ; le faux et usage de faux (article 441-1 : trois ans et 45 000 €) en cas de faux document ; l'accès ou le maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données (article 323-1 : trois ans et 100 000 €) en cas d'intrusion dans un compte en ligne.

Ces qualifications peuvent se cumuler : un même dossier peut ainsi mobiliser plusieurs fondements. C'est pourquoi, au moment de porter plainte, il est utile de décrire précisément les faits plutôt que de se limiter à un seul texte.

Ce que l'article change pour vous, victime

L'article 226-4-1 est le fondement de votre plainte pour usurpation d'identité. Déposer plainte n'est pas seulement une démarche pénale : le récépissé de plainte vous sert aussi de preuve auprès de tous les organismes qui vous mettent en cause (banque, ANTAI, Banque de France, administrations).

L'action pénale et vos démarches civiles/administratives sont complémentaires : pendant que l'enquête suit son cours, vous pouvez faire annuler un crédit frauduleux, contester des amendes, demander une radiation de fichage ou l'effacement de vos données. Ces démarches ont leurs propres délais, à ne pas manquer.

La démarche, étape par étape

Le parcours en un coup d’œil

  1. Vous

    Le point de départ de la démarche.

  2. 1

    Rassembler les preuves

    Captures d'écran, courriers reçus, relevés, avis de contravention, correspondances : tout élément montrant l'usage frauduleux de votre identité.

  3. 2

    Déposer plainte en visant l'article 226-4-1

    Au commissariat, à la gendarmerie ou en ligne selon les cas. Décrivez précisément les faits (usurpation, et le cas échéant escroquerie, faux, accès frauduleux). Conservez le récépissé.

  4. 3

    Prévenir les organismes concernés

    Banque, ANTAI, Banque de France, CNIL, plateformes en ligne… en joignant une copie de la plainte. Chaque organisme a un délai de réponse propre.

  5. 4

    Se constituer partie civile si nécessaire

    Pour demander réparation de votre préjudice si des poursuites sont engagées. Un avocat peut vous accompagner sur ce volet.

  6. L’organisme traite votre demande

    Averida suit le délai légal de réponse et génère une relance si personne ne répond.

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Questions fréquentes

Quelle est la peine pour usurpation d'identité ?

Un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende (article 226-4-1 du Code pénal), en ligne comme hors ligne. Les peines sont portées à deux ans et 30 000 € lorsque l'auteur est le conjoint, le concubin ou le partenaire de PACS de la victime.

L'usurpation d'identité sur Internet est-elle punie pareil ?

Oui. L'article 226-4-1 prévoit expressément que les faits commis sur un réseau de communication au public en ligne encourent les mêmes peines. Un faux profil ou un faux compte à votre nom relève donc du même texte.

L'article 226-4-1 s'applique-t-il si l'auteur est un proche ?

Oui, et les peines sont aggravées : deux ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende lorsque l'auteur est le conjoint, le concubin ou le partenaire lié à la victime par un PACS.

Dois-je prouver un préjudice financier ?

Non. Le délit est caractérisé par l'usurpation (ou l'usage de vos données) dans le but de troubler votre tranquillité ou de porter atteinte à votre honneur. Un préjudice financier n'est pas exigé, même s'il peut ouvrir droit à réparation.

Quel est le délai pour agir ?

En principe, l'action publique pour un délit se prescrit par six ans. N'attendez pas pour autant : vos démarches civiles et administratives (banque, ANTAI, fichage, données) ont, elles, des délais beaucoup plus courts.

En quoi Averida peut-il m'aider ?

Averida identifie vos démarches, génère vos courriers pré-remplis avec les bons articles de loi et en suit les délais. Averida n'est pas un cabinet d'avocats et ne délivre pas de conseil juridique personnalisé : pour une stratégie judiciaire, consultez un avocat.

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Sources officielles

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Averida génère vos courriers juridiques et en assure l'envoi. Le traitement de votre dossier reste à la discrétion des organismes destinataires. Cet outil ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Les informations de ce guide sont fournies à titre d'information générale et ne remplacent pas l'avis d'un professionnel du droit adapté à votre situation.