Usurpation d'identité : que faire ? Le guide des démarches
Mis à jour le 30 mai 2026
Si vous êtes victime d'usurpation d'identité, six démarches structurent votre réponse : porter plainte, prévenir vos banques et faire opposition, vérifier les fichiers de la Banque de France, faire renouveler vos pièces d'identité usurpées, signaler (à la CNIL pour vos données, aux plateformes pour les faux profils), et vous faire accompagner gratuitement. L'usurpation d'identité est un délit puni d'un an de prison et de 15 000 € d'amende (article 226-4-1 du Code pénal). Vous n'êtes pas seul : une aide gratuite existe au 116 006 (France Victimes) et au 0 805 805 817 (Info Escroqueries). Prenez les choses une étape à la fois — ce guide vous donne l'ordre des priorités.
Reconnaître une usurpation d'identité
L'usurpation d'identité consiste à utiliser vos informations personnelles (nom, date de naissance, numéro de sécurité sociale, copie de pièce d'identité, coordonnées bancaires) sans votre accord, le plus souvent pour souscrire un crédit, ouvrir un compte, commettre une escroquerie ou nuire à votre réputation en ligne.
Plusieurs signaux doivent vous alerter : une demande de remboursement pour un crédit que vous n'avez jamais souscrit, un courrier de relance ou de recouvrement inattendu, un refus de prêt inexpliqué, des amendes pour un véhicule qui n'est pas le vôtre, ou la découverte d'un faux profil à votre nom sur un réseau social.
Dès le premier doute, adoptez un réflexe simple : conservez toutes les preuves. Captures d'écran, courriers, e-mails, relevés bancaires, références de dossier. Ces éléments seront utiles à chaque étape, notamment au moment de porter plainte et de contester auprès des organismes concernés.
1. Porter plainte
L'usurpation d'identité est un délit. L'article 226-4-1 du Code pénal sanctionne le fait d'usurper l'identité d'un tiers ou de faire usage de données permettant de l'identifier, dans le but de troubler sa tranquillité ou de porter atteinte à son honneur. La peine est d'un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende, portée à deux ans et 30 000 € lorsque les faits sont commis par le conjoint, le concubin ou le partenaire de PACS de la victime.
Dès que vous avez la preuve d'une usurpation (par exemple une demande de remboursement d'un crédit que vous n'avez pas contracté), vous pouvez déposer plainte au commissariat ou à la gendarmerie, ou par courrier auprès du procureur de la République. Si vous avez seulement un doute, vous pouvez d'abord faire une main courante, qui consigne les faits.
Le dépôt de plainte est une étape pivot : le récépissé ou le numéro de plainte vous sera demandé par la plupart des organismes (banques, Banque de France, ANTAI) pour contester les opérations frauduleuses et faire valoir votre bonne foi.
2. Prévenir vos banques et faire opposition
Si l'usurpation touche vos finances, prévenez sans attendre votre banque et tout établissement concerné. Demandez l'opposition sur vos moyens de paiement compromis et signalez par écrit toute opération, tout crédit ou tout compte ouvert à votre insu. Un signalement formel, daté et conservé, marque le point de départ de votre contestation.
Pour un crédit souscrit frauduleusement, la banque doit examiner votre contestation. Joignez votre dépôt de plainte et exposez clairement que vous n'êtes pas à l'origine de l'engagement. Pour un compte ouvert en votre nom, demandez sa clôture et l'arrêt des prélèvements associés.
Le temps compte. Plus vous signalez tôt, plus vous limitez l'accumulation des dommages (prélèvements, agios, inscriptions dans les fichiers d'incidents). Un courrier recommandé avec accusé de réception donne une date certaine à votre démarche et fait courir les délais de réponse.
3. Vérifier les fichiers de la Banque de France et le fichier des comptes
Une usurpation peut entraîner des inscriptions à votre nom dans des fichiers nationaux, sans que vous le sachiez. Vous avez un droit d'accès gratuit. Demandez à consulter le FICP (Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers) et le FCC (Fichier central des chèques) auprès de la Banque de France, en ligne, sur place ou par courrier, avec une copie recto-verso de votre pièce d'identité.
Vous obtenez alors la liste des incidents inscrits à votre nom et le nom des établissements qui les ont déclarés. C'est un moyen efficace de détecter un crédit ou un incident provoqué par l'usurpateur, puis de demander la rectification auprès de l'organisme déclarant.
Pour repérer un compte bancaire ouvert frauduleusement, consultez le FICOBA (Fichier national des comptes bancaires et assimilés), qui recense tous les comptes ouverts à votre nom en France. Depuis 2025, la demande d'accès se fait directement sur impots.gouv.fr, dans votre espace particulier (le FICOBA est géré par la Direction générale des finances publiques, et non par la Banque de France).
4. Faire annuler et renouveler vos pièces d'identité usurpées
Si votre carte d'identité, votre passeport ou votre permis de conduire a été volé, perdu ou copié et utilisé frauduleusement, signalez-le et engagez le renouvellement de la pièce concernée. Cela limite la réutilisation de vos documents par l'usurpateur.
Conservez toujours une trace de vos démarches (déclaration, récépissé). Ces justificatifs viennent compléter votre dossier de plainte et facilitent vos échanges avec les administrations et les organismes auprès desquels vos documents ont pu être présentés.
Si vos plaques d'immatriculation ont été usurpées (vous recevez des amendes pour un véhicule que vous ne connaissez pas), la démarche est spécifique : elle passe par une contestation et, le cas échéant, une réimmatriculation. Reportez-vous à notre guide dédié aux amendes et PV reçus à tort.
5. Signaler : CNIL pour vos données, plateformes pour les faux profils
Lorsque vos données personnelles circulent ou sont exploitées sans votre consentement, la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) peut intervenir auprès des responsables de sites et vous aider à faire valoir vos droits, notamment le droit à l'effacement de vos données.
Si l'usurpation prend la forme d'un faux profil ou d'un faux compte à votre nom, signalez-le directement à la plateforme concernée (Facebook, Instagram, X, Snapchat, LinkedIn, YouTube, etc.) et demandez le retrait du contenu et la suppression du compte frauduleux. La plupart des plateformes disposent d'un formulaire dédié à l'usurpation d'identité.
Là encore, documentez : conservez les URL, les captures d'écran et les numéros de signalement. Ces éléments renforcent votre plainte et permettent de suivre le traitement de chaque demande.
6. Se faire accompagner gratuitement
Vous n'avez pas à affronter ces démarches seul. France Victimes vous écoute et vous oriente gratuitement au 116 006, 7 jours sur 7. Un professionnel vous met en relation avec l'association d'aide aux victimes la plus proche de chez vous, dans le respect de votre anonymat.
Pour les escroqueries, la plateforme Info Escroqueries du ministère de l'Intérieur informe, conseille et oriente les victimes au 0 805 805 817 (appel gratuit), du lundi au vendredi. Le site cybermalveillance.gouv.fr propose par ailleurs des fiches réflexes claires et la mise en relation avec des prestataires si vos appareils sont compromis.
Ces dispositifs publics sont gratuits et confidentiels. Y faire appel ne remplace pas vos démarches, mais vous aide à les prioriser et à ne rien oublier — surtout dans les premiers jours, où l'on se sent souvent dépassé.
Comment Averida vous fait gagner du temps
Les démarches sont nombreuses et chacune a ses délais. Averida orchestre l'ensemble pour vous : à partir de votre situation, l'outil génère les courriers juridiques adaptés (banque, Banque de France, CNIL, ANTAI), pré-remplis et citant les articles de loi applicables.
Averida envoie ces courriers en recommandé avec accusé de réception, suit les délais légaux de réponse de chaque organisme et vous alerte au bon moment pour relancer. Vous gardez une vue claire sur l'avancement de chaque action et un coffre-fort pour vos preuves.
Averida n'est pas un cabinet d'avocats et ne fournit pas de conseil juridique personnalisé : l'outil vous fait gagner du temps en générant, en envoyant et en suivant vos courriers. Le traitement de vos demandes reste à la discrétion des organismes destinataires.
La démarche, étape par étape
Le parcours en un coup d’œil
Vous
Le point de départ de la démarche.
- 1
Conservez toutes les preuves
Rassemblez et sauvegardez tous les éléments : courriers, e-mails, captures d'écran, relevés bancaires, références de dossier. Ils vous serviront à chaque étape.
- 2
Portez plainte
Déposez plainte au commissariat, à la gendarmerie ou par courrier au procureur de la République dès que vous avez la preuve de l'usurpation (article 226-4-1 du Code pénal). Conservez le récépissé : il vous sera demandé partout.
- 3
Prévenez vos banques et faites opposition
Signalez par écrit à votre banque toute opération, tout crédit ou tout compte frauduleux. Demandez l'opposition sur vos moyens de paiement compromis. Un recommandé avec accusé de réception donne une date certaine.
- 4
Vérifiez les fichiers nationaux
Exercez votre droit d'accès gratuit auprès de la Banque de France (FICP, FCC) avec une copie de votre pièce d'identité, et consultez le FICOBA sur impots.gouv.fr pour repérer un compte ouvert à votre insu.
- 5
Faites renouveler vos pièces d'identité usurpées
Signalez et renouvelez toute pièce (carte d'identité, passeport, permis) volée, perdue ou utilisée frauduleusement. En cas d'usurpation de plaques, suivez la procédure de contestation dédiée.
- 6
Signalez à la CNIL et aux plateformes
Saisissez la CNIL pour l'usage de vos données personnelles, et signalez tout faux profil directement à la plateforme concernée (Facebook, Instagram, X, LinkedIn…) pour en demander le retrait.
- 7
Faites-vous accompagner gratuitement
Appelez France Victimes au 116 006 (7j/7) ou Info Escroqueries au 0 805 805 817. Ces services publics, gratuits et confidentiels, vous aident à prioriser vos démarches.
L’organisme traite votre demande
Averida suit le délai légal de réponse et génère une relance si personne ne répond.
Averida génère et envoie vos courriers à votre place
Le diagnostic est gratuit et sans inscription : il identifie vos démarches et prépare les bons courriers, prêts à partir en recommandé.
Lancer mon diagnostic gratuitQuestions fréquentes
Quelle est la première chose à faire en cas d'usurpation d'identité ?
Conservez immédiatement toutes les preuves (courriers, captures d'écran, relevés), puis portez plainte dès que vous avez la confirmation de l'usurpation. Le récépissé de plainte vous sera demandé par la plupart des organismes pour contester les opérations frauduleuses.
L'usurpation d'identité est-elle punie par la loi ?
Oui. L'article 226-4-1 du Code pénal punit l'usurpation d'identité d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende. La peine est portée à deux ans et 30 000 € lorsque les faits sont commis par le conjoint, le concubin ou le partenaire de PACS de la victime.
Comment savoir si un crédit ou un compte a été ouvert à mon nom ?
Exercez votre droit d'accès gratuit auprès de la Banque de France pour consulter le FICP (incidents de crédit) et le FCC, avec une copie de votre pièce d'identité. Pour les comptes bancaires, consultez le FICOBA sur impots.gouv.fr, qui recense tous les comptes ouverts à votre nom en France.
Où trouver une aide gratuite quand on est victime ?
France Victimes vous écoute et vous oriente gratuitement au 116 006, 7 jours sur 7. Pour les escroqueries, Info Escroqueries (ministère de l'Intérieur) répond au 0 805 805 817, du lundi au vendredi. Le site cybermalveillance.gouv.fr propose aussi des fiches réflexes.
Comment Averida m'aide ?
Averida génère vos courriers juridiques pré-remplis et citant les articles de loi (banque, Banque de France, CNIL, ANTAI), les envoie en recommandé avec accusé de réception, suit les délais de réponse et vous alerte pour relancer. Averida n'est pas un cabinet d'avocats et ne donne pas de conseil juridique personnalisé : l'outil vous fait gagner du temps sur l'orchestration de vos démarches.
Sources officielles
À lire aussi
- Contester une amende reçue après une usurpation de plaque d'immatriculation
- Lettre à sa banque après une opération non autorisée : contester et se faire rembourser
- Faire radier un fichage FICP indu après un crédit souscrit frauduleusement à votre nom
- Porter plainte pour usurpation d'identité : la démarche et le rôle de THESEE
Averida génère vos courriers juridiques et en assure l'envoi. Le traitement de votre dossier reste à la discrétion des organismes destinataires. Cet outil ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Les informations de ce guide sont fournies à titre d'information générale et ne remplacent pas l'avis d'un professionnel du droit adapté à votre situation.