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Un crédit a été souscrit à mon nom sans mon accord : que faire

Mis à jour le 30 mai 2026

Si un escroc a souscrit un crédit (prêt personnel, crédit renouvelable, crédit affecté) en utilisant votre identité, ce contrat ne vous engage pas : un contrat n'est valable que si la personne y a réellement consenti (article 1128 du Code civil), or vous n'avez jamais donné votre accord. Concrètement, vous devez réunir des preuves, déposer plainte pour usurpation d'identité (délit puni par l'article 226-4-1 du Code pénal), puis contester formellement le crédit auprès de l'établissement prêteur par lettre recommandée en lui demandant d'arrêter les prélèvements et les relances. L'établissement avait l'obligation de vérifier votre solvabilité et de consulter le fichier des incidents de crédit avant d'accorder le prêt (article L312-16 du Code de la consommation) : ce manquement renforce votre position. Si vous êtes déjà fiché à la Banque de France à cause de ce crédit, la radiation se demande en parallèle. Ce guide explique, étape par étape, comment faire valoir l'absence de consentement, faire cesser les prélèvements et éviter ou effacer un fichage.

Pourquoi un crédit souscrit par un usurpateur ne vous engage pas

Le droit français pose une règle simple : pour qu'un contrat existe et soit valable, il faut le consentement de la personne qui s'engage. L'article 1128 du Code civil énumère les conditions de validité d'un contrat et place en premier « le consentement des parties ». Quand un escroc signe un crédit en se faisant passer pour vous, vous n'avez jamais consenti : votre signature a été imitée ou de faux justificatifs ont été utilisés. Sur le plan juridique, vous êtes un tiers à ce contrat : il n'a pas vocation à produire d'effets contre vous, mais tant que l'établissement ne l'a pas reconnu ou qu'un juge ne l'a pas constaté, c'est à vous de le faire valoir.

C'est une situation différente d'un crédit que vous auriez signé sous la pression ou sur la foi d'informations trompeuses. Dans ce dernier cas, l'article 1130 du Code civil parle de « vices du consentement » (erreur, dol, violence) qui affectent un accord que vous avez bien donné. Ici, il n'y a aucun accord de votre part à vicier : c'est une absence totale de consentement. Votre objectif n'est donc pas de faire annuler un engagement, mais de faire reconnaître que vous n'avez jamais été engagé.

En pratique, c'est à vous d'alerter l'établissement et d'apporter les éléments montrant que vous êtes victime d'une usurpation (dépôt de plainte, comparaison de signatures, adresse ou coordonnées qui ne sont pas les vôtres). Plus votre dossier est documenté, plus il est difficile pour le prêteur de continuer à vous réclamer les sommes. La contestation se fait par écrit, en recommandé, pour garder une preuve datée de vos démarches.

L'usurpation d'identité est un délit : déposer plainte est indispensable

Souscrire un crédit en se faisant passer pour quelqu'un d'autre est une infraction pénale. L'article 226-4-1 du Code pénal punit le fait d'usurper l'identité d'un tiers, ou de faire usage de données permettant de l'identifier, en vue de troubler sa tranquillité ou de porter atteinte à son honneur : la peine est d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende, portée à deux ans et 30 000 euros lorsque l'auteur est le conjoint, le concubin ou le partenaire de pacs de la victime.

Le dépôt de plainte n'est pas une simple formalité : c'est la pièce qui crédibilise toute la suite. Le récépissé (ou le numéro de plainte) prouve aux banques, aux organismes de crédit et à la Banque de France que vous contestez officiellement les opérations. Sans cette plainte, un établissement peut considérer que votre contestation reste une affirmation. Avec elle, vous montrez que des faits potentiellement pénaux ont été dénoncés aux autorités.

Vous pouvez déposer plainte dans n'importe quel commissariat ou gendarmerie, ou adresser une plainte écrite au procureur de la République. Pour un crédit souscrit frauduleusement, c'est cette voie classique qui s'applique : le service de plainte en ligne THESEE est réservé à certaines escroqueries commises sur internet et ne couvre pas l'usurpation d'identité utilisée pour souscrire un crédit. Un guide Averida est consacré au dépôt de plainte pour usurpation d'identité. Conservez précieusement tout justificatif remis.

L'établissement prêteur avait des obligations avant d'accorder le crédit

Un organisme ne peut pas prêter à l'aveugle. L'article L312-16 du Code de la consommation impose au prêteur, avant de conclure un crédit à la consommation, de vérifier la solvabilité de l'emprunteur à partir d'un nombre suffisant d'informations et de consulter le fichier national des incidents de remboursement (le FICP, prévu à l'article L751-1 du même code). Cette vérification suppose, en amont, de s'assurer de l'identité du demandeur.

Si un crédit a pu être accordé à un escroc, c'est souvent que ces contrôles ont été insuffisants : pièce d'identité falsifiée acceptée sans contrôle sérieux, justificatifs de revenus non vérifiés, adresse de livraison ou coordonnées bancaires sans lien avec vous. Vous n'avez pas à prouver la faute de l'établissement pour vous défendre, mais relever ces manquements dans votre courrier renforce nettement votre position et invite le prêteur à traiter votre dossier au sérieux.

Demandez systématiquement à l'établissement de vous communiquer une copie du dossier de souscription : contrat signé, pièces d'identité et justificatifs fournis, adresse de correspondance, coordonnées de versement des fonds. Ces documents font apparaître les incohérences (signature différente de la vôtre, fausse pièce, adresse inconnue) qui démontrent l'usurpation.

Stopper les prélèvements et les relances

Tant que la contestation est en cours, vous pouvez agir pour endiguer les prélèvements. Si les échéances sont prélevées sur votre propre compte, vous pouvez demander à votre banque de bloquer ou de révoquer le mandat de prélèvement correspondant et, le cas échéant, de contester les sommes déjà débitées. Signalez par écrit que ces prélèvements correspondent à un crédit que vous n'avez jamais souscrit.

Vis-à-vis de l'organisme de crédit, votre lettre recommandée doit demander expressément la suspension immédiate des prélèvements, l'arrêt des relances et des appels de recouvrement, et le gel du dossier le temps de l'examen de votre contestation. Indiquez clairement que vous êtes victime d'une usurpation d'identité, que plainte a été déposée, et que le contrat ne vous engage pas faute de consentement.

Si un cabinet de recouvrement vous contacte, répondez par écrit en lui transmettant copie de votre plainte et de votre contestation, et demandez-lui d'interrompre ses démarches dans l'attente du traitement par le prêteur. Gardez la trace de chaque échange : ces preuves seront utiles si le litige se prolonge. Averida propose un courrier type de contestation à adresser à la banque, traité dans un guide dédié.

Éviter ou faire effacer un fichage à la Banque de France

Un crédit impayé peut entraîner une inscription au FICP (fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers), géré par la Banque de France. Ce fichage peut bloquer vos propres projets (autre crédit, parfois ouverture de compte ou moyens de paiement). Or, s'il découle d'un crédit que vous n'avez jamais souscrit, il n'a pas lieu d'être : c'est l'établissement qui a déclaré l'incident qui doit demander la radiation une fois l'usurpation reconnue.

Dès votre contestation, demandez au prêteur, par écrit, de procéder ou de faire procéder à votre radiation du FICP pour ce crédit, en vous fondant sur l'usurpation et le dépôt de plainte. Vous pouvez aussi exercer votre droit d'accès auprès de la Banque de France pour savoir si vous êtes fiché et au titre de quel établissement. La radiation suppose en pratique que l'organisme reconnaisse la fraude ou qu'une décision le lui impose.

Cette démarche est suffisamment spécifique pour faire l'objet d'un traitement à part : un guide Averida dédié explique comment demander la radiation d'un fichage FICP à la Banque de France. Menez-la en parallèle de la contestation du crédit, car les deux sujets sont liés mais suivent des canaux distincts.

Comment Averida vous aide

Averida orchestre vos démarches du début à la fin. À partir de votre situation, l'outil génère les courriers juridiques adaptés : contestation du crédit auprès du prêteur avec les bons articles de loi, demande de communication du dossier de souscription, demande d'arrêt des prélèvements et des relances, et demande de radiation du fichage le cas échéant. Vous n'avez pas à rédiger vous-même ces lettres ni à chercher les références juridiques.

Averida envoie ces courriers en recommandé via son service d'envoi, puis suit pour vous les délais de réponse légaux des organismes et vous alerte quand il est temps de relancer. Vous gardez une vision claire de l'avancement : quel courrier est parti, quand, à qui, et quelle réponse est attendue. Vos preuves (plainte, contrat, échanges) sont regroupées au même endroit.

Averida ne se substitue pas aux organismes destinataires et ne garantit pas une issue : le traitement reste à la discrétion de chaque établissement et, en cas de blocage, une action judiciaire peut rester nécessaire. Le rôle d'Averida est de vous faire gagner du temps et d'éviter les oublis, en structurant des démarches souvent longues et anxiogènes.

La démarche, étape par étape

Le parcours en un coup d’œil

  1. Vous

    Le point de départ de la démarche.

  2. 1

    Rassemblez les preuves de l'usurpation

    Réunissez tout ce qui montre que vous n'êtes pas à l'origine du crédit : courriers de l'organisme, mises en demeure, relevés montrant les prélèvements, et tout élément d'incohérence (adresse, coordonnées, signature qui ne sont pas les vôtres). Notez les dates et conservez les originaux.

  3. 2

    Déposez plainte pour usurpation d'identité

    Rendez-vous en commissariat ou en gendarmerie, ou écrivez au procureur de la République, pour déposer plainte sur le fondement de l'article 226-4-1 du Code pénal. Le service en ligne THESEE ne couvre pas l'usurpation d'identité utilisée pour souscrire un crédit : c'est la voie classique qui s'applique. Conservez le récépissé ou le numéro de plainte.

  4. 3

    Demandez le dossier de souscription au prêteur

    Écrivez à l'établissement pour réclamer une copie complète du dossier : contrat signé, pièce d'identité et justificatifs utilisés, adresse de correspondance, coordonnées de versement des fonds. Ces pièces révèlent les anomalies qui prouvent l'usurpation.

  5. 4

    Contestez le crédit par lettre recommandée

    Adressez au prêteur une mise en demeure recommandée indiquant que vous n'avez jamais consenti à ce crédit (article 1128 du Code civil), que vous êtes victime d'une usurpation (plainte déposée), et que l'établissement devait vérifier votre solvabilité et consulter le FICP (article L312-16 du Code de la consommation). Demandez la reconnaissance que le contrat ne vous engage pas.

  6. 5

    Faites stopper prélèvements et relances

    Dans le même courrier, demandez la suspension immédiate des prélèvements, l'arrêt des relances et du recouvrement, et le gel du dossier. Si des échéances sont prélevées sur votre compte, demandez à votre banque de révoquer le mandat et de contester les débits.

  7. 6

    Vérifiez et faites lever un éventuel fichage

    Exercez votre droit d'accès auprès de la Banque de France pour savoir si vous êtes inscrit au FICP au titre de ce crédit. Demandez par écrit au prêteur de procéder à votre radiation une fois l'usurpation reconnue. Suivez ce volet en parallèle, via le guide Averida dédié au FICP.

  8. L’organisme traite votre demande

    Averida suit le délai légal de réponse et génère une relance si personne ne répond.

Averida génère et envoie vos courriers à votre place

Le diagnostic est gratuit et sans inscription : il identifie vos démarches et prépare les bons courriers, prêts à partir en recommandé.

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Questions fréquentes

Dois-je rembourser un crédit que je n'ai jamais souscrit ?

Non, sur le principe. Un contrat de crédit n'est valable que si l'emprunteur y a consenti (article 1128 du Code civil). Si l'escroc a imité votre signature ou utilisé de faux papiers, vous n'avez jamais donné votre accord et le contrat ne vous engage pas. Vous devez toutefois le faire reconnaître : déposer plainte, contester par écrit auprès du prêteur et lui demander d'arrêter de vous réclamer les sommes. Ne payez pas pour « avoir la paix » : un paiement pourrait être interprété comme une reconnaissance.

La plainte est-elle vraiment obligatoire ?

Elle n'est pas exigée par un texte unique comme condition de remboursement, mais elle est en pratique indispensable. L'usurpation d'identité est un délit (article 226-4-1 du Code pénal), et le récépissé de plainte est la preuve qui crédibilise votre contestation auprès des banques, des organismes de crédit et de la Banque de France. Sans plainte, votre dossier est beaucoup plus fragile.

Le crédit a entraîné un fichage à la Banque de France : que faire ?

Le fichage FICP découlant d'un crédit frauduleux n'a pas lieu d'être. C'est l'établissement qui a déclaré l'incident qui doit demander la radiation une fois l'usurpation reconnue. Demandez-lui par écrit, exercez votre droit d'accès auprès de la Banque de France pour vérifier votre situation, et suivez ce volet en parallèle. Averida propose un guide dédié à la radiation du FICP.

L'organisme a-t-il commis une faute en accordant le crédit ?

Avant d'accorder un crédit à la consommation, le prêteur doit vérifier la solvabilité de l'emprunteur et consulter le FICP (article L312-16 du Code de la consommation), ce qui suppose de contrôler l'identité du demandeur. Si un escroc a obtenu un crédit, ces contrôles ont souvent été insuffisants. Vous n'avez pas à prouver cette faute pour vous défendre, mais la souligner dans votre courrier renforce votre position.

Comment Averida m'aide concrètement ?

Averida génère les courriers adaptés à votre cas (contestation du crédit, demande du dossier de souscription, arrêt des prélèvements, demande de radiation), les envoie en recommandé, suit les délais de réponse des organismes et vous alerte quand relancer. Averida n'est pas un cabinet d'avocats et ne garantit pas le résultat, qui dépend des destinataires : l'outil vous fait gagner du temps et structure des démarches souvent longues.

Sources officielles

À lire aussi

Averida génère vos courriers juridiques et en assure l'envoi. Le traitement de votre dossier reste à la discrétion des organismes destinataires. Cet outil ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Les informations de ce guide sont fournies à titre d'information générale et ne remplacent pas l'avis d'un professionnel du droit adapté à votre situation.